L'Ukraine et l'Union européenne ont convenu de nouvelles conditions commerciales qui offriront aux producteurs agricoles ukrainiens un accès nettement plus large au marché européen. En remplacement du régime autonome de préférences commerciales, qui a pris fin, les parties ont convenu d'un système de quotas révisé, qui, dans certains cas, sera multiplié par 5 à 6 par rapport au niveau de 2021. Cela permettra une augmentation significative du volume des exportations agricoles vers les pays de l'UE.
Selon le représentant commercial de l'Ukraine, Taras Kachka, les négociations avec l'Union européenne ont duré plus d'un mois. Une grande partie des consultations s'est déroulée sous forme de rencontres personnelles, couvrant plus de 6 000 kilomètres de déplacements dans les capitales européennes. À l'issue de ces négociations, cinq quotas ont été entièrement libéralisés, les conditions ont été élargies dans quatre autres catégories et la structure a été radicalement modifiée dans quatre d'entre elles.
Parmi les produits dont les quotas d'exportation ont connu la plus forte augmentation, on trouve :
miel : +583,3 % par rapport à 2021,
sucre : +500 %,
amidon transformé : +500 %,
gruau d'orge : +435,8 %,
son : +386 %,
lait en poudre : +308 %,
œufs : +300 %,
beurre : +233,3 %,
blé : +130 %,
orge : +122,2 %.
Globalement, dans 21 des 34 catégories, les quotas actualisés dépassent non seulement les indicateurs d'avant-guerre, mais aussi les volumes d'exportation maximaux atteints sous le régime de franchise de droits de douane ces dernières années. Dans trois autres catégories, les nouveaux quotas dépassent le volume d'exportation de 2024. Dans six cas seulement, les volumes ont été légèrement réduits, mais ils restent à un niveau permettant de maintenir un approvisionnement stable. Seuls trois postes sont devenus moins rentables, mais l'Ukraine a pu minimiser les pertes potentielles.
Selon Kachka, les nouveaux accords ne constituent pas une simple mise à jour de paramètres techniques, mais le fruit d'une diplomatie économique approfondie. Ils assureront la stabilité du secteur agricole ukrainien dans ses échanges avec l'UE, permettront d'éviter les barrières commerciales et d'ouvrir de nouvelles opportunités, même dans un contexte de changements réglementaires.
La prochaine révision des conditions commerciales avec l'Union européenne est prévue pour 2028. Les parties pourront alors discuter d'une nouvelle extension des quotas, voire d'une transition vers une libéralisation complète. Le gouvernement ukrainien considère ce nouvel accord comme une base stratégique pour une consolidation à long terme sur les marchés européens et un soutien à l'agriculture dans un contexte d'économie de guerre.
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