L'introduction de droits d'exportation sur le soja et le colza a donné un véritable coup de pouce au développement de la transformation nationale en Ukraine. Le taux d'utilisation des capacités de transformation a considérablement augmenté et se situe actuellement à son plus haut niveau de ces dernières années, ce qui témoigne d'une évolution du marché et du rôle croissant de l'industrie de transformation dans le secteur agricole.
C'est ce qu'a indiqué le ministère de l'Économie ukrainien. Selon ce dernier, les décisions réglementaires adoptées ont eu un effet concret et mesurable, les entreprises ayant commencé à utiliser plus activement leurs capacités de production existantes pour la transformation des oléagineux dans le pays.
Le ministre de l'Économie, de l'Environnement et de l'Agriculture d'Ukraine, Oleksiy Sobolev, a souligné que le niveau actuel de transformation du soja et du colza est le plus élevé depuis plusieurs années. D'après lui, c'est précisément le résultat escompté lors de l'élaboration des normes relatives aux droits d'exportation. Le marché, selon le ministère, a réagi conformément à la logique établie de la politique de l'État.
Sobolev a souligné que la stratégie du ministère de l'Économie vise à créer les conditions permettant une transformation locale plus rentable des récoltes ukrainiennes, plutôt que leur exportation en tant que matières premières. L'exportation de produits finis à plus forte valeur ajoutée devrait devenir un élément clé de la sortie progressive du modèle économique dépendant des matières premières.
Les statistiques de production confirment cette dynamique positive. En 2025, 8 millions de tonnes de soja et de colza ont été récoltées en Ukraine, contre 6,4 millions de tonnes en 2021. Cette croissance des volumes s'est produite sans la mise en place de programmes de soutien étatiques supplémentaires, ce qui témoigne du potentiel de marché important de ces cultures.
Selon le ministre, il n'est actuellement pas nécessaire de stimuler davantage la production de soja et de colza, et l'éventualité d'instaurer des droits d'exportation similaires pour d'autres cultures agricoles n'est pas envisagée. Ceci s'explique par l'absence de déséquilibres significatifs sur les marchés concernés.
Parallèlement, le ministère de l'Économie entrevoit un potentiel important pour le développement de la transformation d'autres cultures de niche. Le lin, le chanvre industriel et les pois sont notamment cités comme des secteurs prometteurs. Des projets sont d'ores et déjà mis en œuvre dans des parcs industriels afin de développer des capacités de transformation du chanvre industriel et de production de bioadhésif à partir de pois, ce qui pourrait constituer un nouveau segment de croissance pour l'industrie agroalimentaire ukrainienne.
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