Le marché ukrainien des céréales connaît une nouvelle hausse des prix des aliments pour animaux. Les augmentations les plus marquées concernent l'orge et le maïs, pour lesquels les négociants sont parfois prêts à payer des prix plus élevés afin de garantir des livraisons rapides.
Selon la Bourse électronique des céréales d'Ukraine, les prix de l'orge dans les ports ukrainiens ont atteint 10 800 à 11 000 UAH la tonne, soit 220 à 222 USD. Parallèlement, certains négociants ont proposé plus de 11 000 UAH/t, compte tenu du taux de change élevé du dollar et de l'offre limitée de céréales.
La forte augmentation du prix du maïs fourrager soutient également la dynamique des prix de l'orge. Ces derniers temps, son coût a augmenté de 5 à 6 USD la tonne et se situe actuellement entre 210 et 212 USD/t. Cette situation contraint les acheteurs à une concurrence accrue pour les volumes de céréales disponibles.
Les analystes notent que le gel et les conditions météorologiques défavorables continuent de limiter les approvisionnements céréaliers des agriculteurs. De ce fait, les négociants doivent augmenter leurs prix d'achat, en proposant des primes pour les livraisons rapides d'orge et de maïs. Par ailleurs, la demande d'orge fourragère reste stable, comme le confirment les résultats des récents appels d'offres internationaux.
Dans ce contexte d'offre limitée, les exportations demeurent également modestes. Au 1er février 2026, pour la campagne de commercialisation 2025/26, l'Ukraine n'avait exporté que 1,34 million de tonnes d'orge. À titre de comparaison, pour la même période de la campagne précédente, les volumes exportés atteignaient 2,08 millions de tonnes, ce qui situe le potentiel d'exportation actuel entre 1 et 1,2 million de tonnes.
Dans le même temps, les prix de l'orge brassicole restent relativement stables. Livraison à l'usine : ils fluctuent entre 10 600 et 11 000 UAH la tonne. Cette variation s'explique par les pénuries d'électricité, qui entraînent des arrêts de production dans les entreprises de transformation.
Par ailleurs, la demande à l'exportation de malt demeure faible. La principale raison en est la forte concurrence des producteurs européens, qui freine la capacité des entreprises ukrainiennes à accroître leurs ventes sur les marchés étrangers.
Il a également été précédemment indiqué qu'en 2026, la production d'huile de tournesol en Ukraine pourrait atteindre environ 4 millions de tonnes. Bien que ce chiffre soit inférieur aux 5 à 6 millions de tonnes d'avant-guerre, ces volumes, selon les experts, suffiront à couvrir intégralement les besoins nationaux.
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