En Ukraine, le programme d'assurance agricole d'État se prépare à s'étendre progressivement à un plus grand nombre de cultures. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Économie, de l'Environnement et de l'Agriculture, Taras Vysotsky, selon Latifundist. Actuellement, le programme ne couvre que trois cultures : le blé d'hiver, l'orge et le seigle, qui peuvent être assurés pour la période hivernale, la saison printemps-été ou l'ensemble du cycle de croissance.
« La priorité est le blé, culture vivrière. L'orge et le seigle ayant une végétation similaire, ils peuvent également être couverts. L'objectif final est d'étendre le programme à toutes les cultures », précise M. Vysotsky. Le ministre a ajouté qu'en raison de la multiplication des sécheresses et autres phénomènes météorologiques extrêmes, il est prévu d'inclure les cultures de printemps et les vergers dans le programme. Un produit d'assurance standardisé pour la betterave sucrière a déjà été approuvé et son application sera progressivement étendue.
Cette année, le budget de l'État a alloué pour la première fois 60 millions de hryvnias à la prise en charge partielle des primes d'assurance des agriculteurs. Selon les estimations du ministre, ces fonds permettront de couvrir environ 60 000 hectares. Cette mesure témoigne de la volonté du gouvernement de créer un système de soutien aux producteurs agricoles plus accessible et plus efficace face aux difficultés.
Pour participer au programme, un agriculteur doit conclure une convention avec une compagnie d'assurance agréée par la Banque nationale d'Ukraine. Actuellement, cinq compagnies répondent à ce critère. Le programme offre une couverture d'assurance contre les principaux risques climatiques et biologiques, notamment les fortes pluies, les inondations, l'engorgement des sols, les vents violents, la grêle, les tempêtes de poussière, le gel, la sécheresse, les fortes chaleurs et les incendies d'origine naturelle, ainsi que les infestations massives de ravageurs et les maladies des plantes.
Concernant l'indemnisation, les exploitations situées en zones prioritaires bénéficient d'un remboursement pouvant atteindre 60 % de la prime d'assurance, contre 45 % pour les autres régions. Cette différenciation vise à soutenir les agriculteurs exerçant leur activité dans les zones les plus exposées.
L’élargissement du programme d’assurance agricole s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer la résilience du secteur agricole face aux changements climatiques et aux risques militaires. Selon Taras Vysotsky, son extension progressive permettra non seulement de protéger les revenus des agriculteurs, mais aussi de stimuler l’investissement dans l’agriculture et de garantir un approvisionnement alimentaire stable sur les marchés nationaux et internationaux.
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