La Commission européenne envisage de mettre en place de nouveaux mécanismes de soutien aux entreprises permettant aux gouvernements de l'UE de compenser partiellement les entreprises pour leurs dépenses en carburants, électricité et engrais. Cette initiative vise à atténuer les conséquences de la forte hausse des prix provoquée par l'escalade militaire en Iran.
Cette information a été rapportée par Reuters, citant des sources au sein des institutions européennes.
Selon les données de marché, les prix du pétrole ont bondi d'environ 6 % lundi, dépassant les 100 dollars le baril. Cette hausse est intervenue après l'annonce par l'armée américaine du blocage des navires quittant les ports iraniens, faisant craindre des perturbations durables de l'approvisionnement en pétrole et en gaz naturel.
Les nouvelles propositions de la Commission européenne prévoient une modification de la réglementation européenne en vigueur afin de permettre aux gouvernements de prendre en charge une partie des coûts supplémentaires supportés par les entreprises. Ce soutien ciblera en priorité les secteurs énergivores les plus touchés par la hausse des prix des carburants, notamment l'agriculture, le transport routier et maritime.
Pour évaluer l'ampleur de l'aide, il est prévu de comparer les prix actuels avec les niveaux enregistrés avant le début du conflit israélo-américain avec l'Iran, qui a débuté le 28 février. Cela permettra de déterminer la charge financière supplémentaire pesant sur les entreprises en raison de la crise géopolitique.
Par ailleurs, le projet prévoit un relèvement significatif du montant autorisé des aides publiques aux entreprises énergivores, à plus de 50 % du coût des factures d'électricité. Cette mesure devrait réduire les risques d'arrêts de production dans les secteurs critiques de l'économie.
Dans le même temps, plusieurs pays ont déjà mis en place leurs propres mesures anti-crise. Parmi eux figurent l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et la Hongrie, qui appliquent diverses formes de soutien, notamment le plafonnement des prix des carburants.
Bruxelles souligne que les modifications proposées seront temporaires et viseront uniquement à surmonter les conséquences de la crise énergétique provoquée par le conflit. Elles seront ensuite révisées ou annulées.
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